EvènementVEN 20, SAM 21 ET MERC 25 NOV • QUINZAINE DU JAPONvendredi 20 novembre 2026 à 18:45

Ciné32 accueille de nouveau la Quinzaine du Japon en Occitanie et met à l'honneur de nouvelles et anciennes pépites du cinéma nippon
VEN 20 NOV
18H45 / REPAS JAPONAIS AU BISTROT plat unique carné ou végé (sur réservation 05.62.60.61.19)
20H30 / AVANT-PREMIÈRE : QUELQUES JOURS À NAGI
De Kôji Fukada. Japon/2026/1h50. En VOST.
Yuri, architecte divorcée, rend visite à son ancienne belle-sœur Yoriko, sculptrice installée dans le village de Nagi. Ce séjour, d’abord envisagé comme une simple parenthèse, prend une tournure inattendue lorsque Yuri accepte de poser pour elle. Loin de l’agitation de Tokyo, Yuri se laisse gagner par la douceur du quotidien rural et la vie des habitants. Les jours passent comme si quelque chose, ici, l’invitait à rester.
Suivi d'une rencontre avec le producteur du film Terutarô Osanaï
SAM 21 NOV
16H / DE L'AUTRE COTÉ DU CIEL
De Yûsuke Hirota. Japon/2022/1h40. À partir de 6 ans.
Lubicchi vit au milieu de grandes cheminées dont l’épaisse fumée recouvre depuis toujours le ciel de sa ville. Il aimerait prouver à tous que son père disait vrai et que, par-delà les nuages, il existe des étoiles. Un soir d’Halloween, le petit ramoneur rencontre Poupelle, une drôle de créature avec qui il décide de partir à la découverte du ciel.
“La vie sans poésie et la vie sans infini, c’est comme un paysage sans ciel : on y étouffe” écrivait le philosophe Henri-Frédéric Amiel dans son extraordinaire journal intime. Bien que quelques siècles et un océan le séparent de l’humoriste et graphiste Akihiro Nishino, la même sensibilité semble animer ces deux auteurs – tant l’œuvre du second répond avec une modernité renouvelée à la pensée du premier. De l'autre côté du ciel est l’adaptation sur grand écran du livre d’images pour enfants à succès Entotsu-machi no Poupelle. Pour un premier film, et pour une adaptation cinématographique d’une oeuvre aussi appréciée, la réussite est totale : outre une animation spectaculaire, recréant parfaitement l’atmosphère de cette quête vers les étoiles empruntant fortement à la culture steampunk, le film est un récit incroyablement riche en thèmes et points de vue, qui offre à réfléchir autant aux petits qu’aux grands.
18H15 / UNE AUBE NOUVELLE
De Yoshitoshi Shinomiya. Japon/2026/1h16. Tous publics en VOST.
L’usine de la famille Obinata, spécialisée dans les feux d’artifice, est sur le point d’être fermée administrativement. Autrefois nichée au cœur d’une forêt verdoyante, le site est désormais recouvert de panneaux solaires, et une route départementale doit bientôt traverser l’emplacement de l’usine. Depuis quatre ans, Keitaro s’est enfermé dans cette usine désaffectée, où il fabrique seul des feux d’artifice. Il est obsédé par le mystère du shuhari, un feu d’artifice fantôme censé représenter l’univers, que son père avait créé juste avant de disparaître. Avant la confiscation de l’usine, Keitaro est déterminé à lancer le shuhari de son père. Hanté par ses souvenirs, il fait appel à son frère Chicchi et à son amie d’enfance Kaoru pour faire éclater Une Aube Nouvelle.
MER 25 NOV
14H15 / LA CHANCE SOURIT À MADAME NIKUKO
De Ayumu Watanabe. Japon/2022/1h37. À partir de 9 ans.
Nikuko est une mère célibataire bien en chair et fière de l'être, tout en désir et joie de vivre - un véritable outrage à la culture patriarcale japonaise ! Elle aime bien manger, plaisanter, et a un faible pour des hommes qui n’en valent pas toujours la peine. Après avoir ballotté sa fille Kikurin la moitié de sa vie, elle s’installe dans un petit village de pêcheurs et trouve un travail dans un restaurant traditionnel. Kikurin ne veut pas ressembler à sa mère et ses relations avec Nikuko ne sont pas toujours simples. Jusqu’au jour où ressurgit un secret du passé.
Voici un récit inhabituel et original parmi les animés qui arrivent sur nos écrans. Psychologies des personnages fines et inattendues. Pas de politiquement correct sur la nourriture et les penchants des personnages. Voici un beau film d’auteur, dont l’animation réserve quelques belles surprises stylistiques, on pouvait s’y attendre de la part de Ayumu Watanabe à qui l’on devait le superbe Les enfants de la mer. La Chance sourit à madame Nikuko est un film plein de charme. La peinture de ce petit port de mer oublié et de ses habitants qui vivent au rythme des saisons est particulièrement réussie, tout comme celle de l’obsession de Nikuko (et des Japonais en général) pour la nourriture. Les références à l’univers des films de Miyazaki sont revendiquées et les clins d’œil à Mon ami Totoro plus qu’appuyés – Nikuko étant aussi goinfre et à peine plus humaine que l’énorme monstre sylvestre !
